dimanche 19 mars 2017

Temps gris

Cet après-midi, j'ai dessiné et barbouillé à la peinture à l'eau une esquisse aussi grise et longue que ce dimanche de mars - Mars le dieu de la guerre. Trois crucifiés funambules en équilibre sur un fil de fer barbelé tendu entre la guerre et la paix. Je vais peut-être en faire un tableau, bientôt ou un jour, quand le ciel sera gris.


jeudi 9 mars 2017

Lapinette


Lapinette   (95cm)   - René Averty

Telle Pandore, Lapinette,  mi-déesse grecque, mi-playmate  est née de la terre. Son Héphaïstos qui en vaut bien deux, s’appelle René Averty. René vit sur la côte dans le Pays de Monts. Il s’est mis à sculpter et façonner la terre sur le tard. René ne manque pas de talent et sa Lapinette ne manque pas de noblesse. Merci René. J’espère que ta Vénus aux grandes oreilles  se plaira à la maison.

samedi 4 mars 2017

Les pentes fabuleuses


 
On trouve (et heureusement pour moi) Les pentes fabuleuses de Dominique Poncet à vendre d'occasion sur Amazon. - Amazone, voit-on sur ses rives des femmes-toucans ?- Moi, je ne prendrais pas le risque de le prêter et il y a des cons qui se séparent d'un pareil livre.



mercredi 1 mars 2017

Mouvement céleste




Le Firmament se meut ; les Astres font leur cours     

Jean de La Fontaine

vendredi 24 février 2017

Le Havre rêve


Lundi 20 février, fin d'après-midi, la corne de brume gémit dans l'air épais d'humidité. Le Havre rêve éveillé, bercé par les longs râles.

mercredi 15 février 2017

Âme-de-mer en peine



– Matelots ! – Ce n'est pas vous, jeunes mateluches,
Pour qui les femmes ont toujours des coqueluches...
Ah, les vieux avaient de plus fiers appétits !
En haussant leur épaule ils vous trouvent petits.
À treize ans ils mangeaient de l'Anglais, les corsaires !
Vous, vous n'êtes que des pelletas militaires...
Allez, on n'en fait plus de ces purs, premier brin !
Tout s'en va... tout ! La mer... elle n'est plus marin !
De leur temps, elle était plus salée et sauvage.
Mais, à présent, rien n'a plus de pucelage...
La mer... La mer n'est plus qu'une fille à soldats !...

– Vous, matelots, rêvez, en faisant vos cent pas
Comme dans les grands quarts... Paisible rêverie
De carcasse qui geint, de mât craqué qui crie...
– Aux pompes !...
– Non... fini ! – Les beaux jours sont passés :
– Adieu mon beau navire aux trois mâts pavoisés !

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Tel qu'une vieille coque, au sec et dégréée,
Où vient encor parfois clapoter la marée :
Âme-de-mer en peine est le vieux matelot
Attendant, échoué... – quoi : la mort ?
– Non, le flot.

                                          Île d'Ouessant. – Avril.


               Tristan Corbiere - Les Amours jaunes (1873)




mercredi 8 février 2017

L'insoutenable Légèreté





Pornic, station balnéaire, lieu d'insouciance et de légèreté.
L’hôpital, théâtre de la maladie, lieu d’incertitude et d’angoisse.
La chapelle profane,  lieu de l’esprit, lieu de la pensée.


En février, la Chapelle de l'Hôpital de Pornic sera par la peinture et la sculpture des artistes de l'Ecole de Bouin,   par les mots des poètes,  le lieu de l'insoutenable légèreté de l'être.