mardi 20 juin 2017

Ligérienne


 
Max Ernst - Le jardin de la France (1962)



La femme coule indolente en son lit, nous baignons en son flot intime. Estuarienne, qu’elle aille et qu’elle vienne suivant le flux tidal



 

mercredi 14 juin 2017

L'âme des moulins


« Ce moulin la langue qui moud la parole »    
                                                                            Madame de Sévigné






Première étape à La Garnache de L’âme des moulins, une expo qui tourne durant l’été de village en village. Suivront, Bois-de-Céné, Saint-Christophe-du-Ligneron et Froidfond. 

Sont associés à cette libre divagation qui ne sera pas que minotière, poètes, écrivains, historiens, musiciens, peintres, sculpteurs, assemblistes, collagistes, plasticiens - Gervaise Accart Sanier, Angelina Alexandre, Gérard Alix, Christine Angelini, Art Gaf, Jean-Luc Averty, René Averty, Azierthiope, Scholastique Crigny, Léana et Emma Le Lièvre, Emma Messana, Sonia Eismman nussman Sautour, Françoise Gosset, yves Frémin, Jacques Kerzanet, Lionel Ledissez, Jean Lerat, Lucm, Nadia Messari, Paule Pleiber, Sidney Pleiber, Annick Pipaud, Pierre Poquet, Jacques Quaireau, Marcel Renaud, Frédéric Rousseau, Laurence Sabut, Astrid Shriqui Garain, Elisabeth Stainbach






Merci à Muriel Thirion pour son poème  accompagnant 


Le rêve s'est figé
sur une coupe antique
qui célèbre la gloire
de l'ombre bucolique
du triste chevalier
le voyage est fini.
Capturés par l'ivoire
géants portant leur croix
albatros infidèles
sous l'azur sans voix
les moulins donnent à voir
le poète qui git.

      Muriel Thirion, Mai 2017.  en propos d'une très libre interprétation des mots-images de Lucm

 




Entre les toiles le Lionel Ledissez  et Jacques Kerzanet, Tarde Roza, Cielo Verde et La hora azul, paysages de la Macha

lundi 5 juin 2017

Pierrot mort



Pierrot 

Ce n'est plus le rêveur lunaire du vieil air
Qui riait aux aïeux dans les dessus de porte ;
Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas! est morte,
Et son spectre aujourd'hui nous hante, mince et clair.

Et voici que parmi l'effroi d'un long éclair
Sa pâle blouse a l'air, au vent froid qui l'emporte,
D'un linceul, et sa bouche est béante, de sorte
Qu'il semble hurler sous les morsures du ver.

Avec le bruit d'un vol d'oiseaux de nuit qui passe,
Ses manches blanches font vaguement par l'espace
Des signes fous auxquels personne ne répond.

Ses yeux sont deux grands trous où rampe du phosphore
Et la farine rend plus effroyable encore
Sa face exsangue au nez pointu de moribond.

Paul Verlaine (Jadis et naguère)

vendredi 2 juin 2017

Short

Short bleu - aquarelle sur sachet d'emballage marouflé 37x32cm - Lucm



Short navy
Bleu marine
Pas cher !
Short denim
Délavé
Pas chic !
Short rouge
Chinese style
Trop rouge !
Mini short
Treize euros
Short rose
Très heureuse
Bof !
Short à fleurs
Taffetas froissé
Le Lys dans la vallée
Short en jean
Tendance BB
Et mes fesses,
tu les aimes mes fesses ?
Short push up
Éclair Fly
T’en penses quoi ?
Zip
                                                        Pensées italiques - Clem Ruzé