dimanche 15 octobre 2017

Les vieux Magazine littéraire



Une pile de vieux Magazine littéraire dormait au fond d'un placard. Plein de choses sympas à lire comme cet article du numéro d'avril 1987 écrit par Louis Nucera et pastichant Vialatte pour la sortie de Aveux et anathèmes de Cioran. Je vais installer la collection dans les toilettes et tous les matins, je partirai en retard au boulot. Tant pis !



lundi 25 septembre 2017

Perles

     Depuis que Monsieur Bricolo a ouvert un rayon art créatif, tout le monde ou presque est artiste. Contrairement au tricot qui demande un petit apprentissage, la peinturlure est une activité à la portée de tous. Quoique traumatisé par les pulls fait-main aux motifs géométriques de mon adolescence, je pense qu’une dictature du tricot serait préférable à la démocratisation des pratiques artistiques.

     Comme beaucoup de mes condisciples créatifs, j’expose mes peintures dans l’une des galeries virtuelles et gratuites du net. Passe la médiocrité quand elle est inventive. Quelques prétendus artistes en manque d’imagination s’appliquent à copier les maîtres. La Jeune Fille à la perle de Vermeer est l’une de leurs victimes préférées. L’Art maudit certains d’entre eux avec une telle cruauté qu’il transforme involontairement leurs tentatives de reproductions en œuvres de grande originalité.

     Au début, le voisinage de peintres plus talentueux était valorisant. Avec le succès du site et la multiplication des créatifs, les meilleurs ont fui ou sont devenus moins visibles. Me voilà trop souvent au milieu du pire, j'ai peur d'y sombrer. Sans aucune prétention, je pense qu’il est temps de quitter cette galerie avant qu’elle ne devienne le temple du mauvais goût.



Jeunes filles sur le site Weoneart


jeudi 14 septembre 2017

Serpent charmé

La Charmeuse de serpents du Douanier Rousseau



Je
  suis
                  le serpent
                               charmé
                              qui
                        love
              ton
     cou
d’ubique
 déesse
            vaudou
                     Au plus
                          profond
                  du songe
je me
balance                
Strobo                            
scopique                                  
beauté                          
sur ta                 
peau        
          j’ondoie


Apparition psychédélique de la Charmeuse


lundi 11 septembre 2017

Luxe



Une cabane, des chaises de jardin, un transat et la vue sur le Golfe en septembre. Regarder passer les nuages et surtout, ne rien entreprendre. Voilà le luxe d’une journée de fainéant.


Le Golfe - Locmariaquer

mercredi 23 août 2017

Aliano




N’est-il pas beau ce diable ?

Il vient d’Aliano dans le Basilicate qu’on appelait autrefois Lucanie, bien loin au-delà d’Éboli. Il est fait de l’argile de son pays perdu, pays des pauvres diables et des bannis. Les fascistes y avaient relégué Carlo Levi et c’est là-bas qu’il est enterré dans l’argile, la mène argile dont ce diable est fait.

Dans les collines quasi désertiques et extrêmement pauvres du Basilicate, ce diable a survécu à la pénétration culturelle et sociétale de l’Église catholique et de l’État qui vont de pair. Les terroni n’ont été que partiellement christianisés et ont gardé entière leur culture antérieure à l’arrivée des colonisateurs chrétiens. 

Ce beau diable, je l’ai installé dans le bureau où le taulier m’assigne et bien que je fasse le nécessaire, je compte sur lui pour éloigner les cons, les emmerdeurs et les béni-oui-oui.

Aliano

Depuis la maison de Carlo Levi




Autoportrait de Carlo Levi / pinacothèque d'Aliano

Dans le cimetière d'Aliano

vendredi 18 août 2017

mardi 1 août 2017

Vésuve et compagnie

 Torre del Greco
 
Vésuves et Cie
Pompeïa-station — Vésuve, est-ce encor toi ?
Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne,
— Du bon temps où la foi transportait la montagne —
Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi :
Tu te détachais noir, sur un fond transparent,
Et la lampe grillait les feux de ton cratère.
C’était le confesseur, dit-on, de ma grand’mère
Qui t’avait rapporté de Rome tout flambant…
Plus grand, je te revis à l’Opéra-Comique.
— Rôle jadis créé par toi : Le Dernier Jour
De Pompéï. — Ton feu s’en allait en musique,
On te soufflait ton rôle, et… tu ne fis qu’un four.
Nous nous sommes revus : devant-de-cheminée,
À Marseille, en congé, sans musique, et sans feu :
Bleu sur fond rose, avec ta Méditerranée
Te renvoyant pendu, rose sur un champ bleu.
Souvent tu vins à moi la première, ô Montagne !
Je te rends ta visite, exprès, à la campagne.
Le Vrai Vésuve est toi, puisqu’on m’a fait cent francs !
. . . . . . . . . . . . . . . . .
Mais les autres petits étaient plus ressemblants.
(Pompeï, aprile.)
Tristan Corbière, Les Amours jaunes


Arrête ton char Tristan!

Retour de Capri